La qualité de l’air intérieur dans les écoles 

Saviez-vous que les enfants passent en moyenne, 90% de leur temps dans des espaces clos. La pollution intérieure, bien moins connue que la pollution extérieure est tout aussi mauvaise pour la santé.  La crise sanitaire que nous traversons actuellement a pointé du doigt cette problématique existante depuis des années ! Et plus particulièrement dans les ERP sensibles. 

Cette forme de pollution, vient de plusieurs sources polluantes :

-les matériaux de construction

-la peinture

-les sols

-les meubles

-les produits d’entretien

-les bougies

-la fumée … 

L’association Respire a publié un rapport en 2017 sur la pollution de l’air dans les établissements scolaires. Ce rapport met en avant le fait qu’en 2017 sur 12 520 établissements scolaires dans la région Ile-de-France, 682 établissements étaient exposés à des niveaux de pollution de l’air dépassant les normes légales. Concernant les particules seul un établissement dépassait les seuils légaux de PM10 et aucun ne dépassait les seuils de PM2,5. 

Cette pollution intérieure entraine des effets néfastes sur la santé comme des troubles respiratoires, des maux de tête, de la fatigue, une irritation des yeux et de la peau, des allergies … La liste est longue, mais à contrario une bonne qualité de l’air intérieur peut entrainer des effets positifs sur la santé.  

Un air sain serait un véritable levier boostant pour aider les enfants dans leur apprentissage. Une étude réalisée au Danemark a mis en avant le fait qu’en doublant la capacité de ventilation d’une pièce, les élèves augmentent leurs performances de 15%.  

Mesures mises en place par le gouvernement

Le gouvernent a aussi pris des mesures en rédigeant les décrets n°2015-1000 du 17 août 2015 et 2015-1926 du 30 décembre 2015. Décret portant sur des exigences en matière de qualité de l’air intérieur, établissant des valeurs guides et imposent la mise en œuvre d’une démarche de prise en compte de la QAI dans les ERP sensibles. 

  • 2018 : La surveillance de la qualité de l’air intérieur est obligatoire depuis le 1er janvier 2018 dans : les établissements d’accueil collectif publics et privés d’enfants de moins de 6 ans 
  • 2020 : La surveillance de la qualité de l’air intérieur est obligatoire depuis le 1er janvier 2020 dans : les centres de loisirs, établissements secondaires, centres pénitenciers pour mineur… 
  • 2023 : La surveillance de la qualité de l’air intérieur est obligatoire depuis le 1er janvier 2018 dans : tous les établissements recevant du public dit sensible (les structures sociales, établissements hospitaliers, EHPAD…) et les centres d’activités sportives 

Il est important de noter que cette surveillance de l’air intérieur est à la charge du propriétaire de l’établissement sauf lorsqu’une convention spécifique a été passée avec un exploitant. Les mesures devront être faites tous les 7 ans sauf en cas de déménagement, travaux et/ou dépassement des valeurs. Dans ce cas, une nouvelle série de mesure devra être faite dans les 2 ans.  

Notes :  

*3 substances devront être contrôlées pendant la campagne de mesure : le formaldéhyde (substance irritante), le benzène (substance cancérigène) et le dioxyde de carbone (CO2). 

*Cependant si l’établissement se situe en périphérie d’un pressing, il sera également dans l’obligation de contrôler le tétrachloroéthylène.  

Certes ces décrets ont déclenché une démarche d’amélioration de la qualité de l’air intérieur. Mais avant la pandémie seuls quelques établissements connaissaient cette réglementation. Ces décrets n’ont été que très peu évoqués dans les médias et leur mise en application n’a pas été contrôlée. 

Le président de la République a également remis le sujet sur la table, en rappelant à plusieurs reprises dans ses discours le besoin indispensable « d’aérer », et « d’ouvrir les fenêtres ».  

Cependant quand faut-il aérer les pièces ? Quelle doit être la fréquence d’aération ? Comment gérer l’ouverture des fenêtres en plein hiver ? 

Le protocole sanitaire mis en place par le ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse stipule les faits suivants concernant l’aération des salles : 

« Assurer l’aération des salles de classes avant l’arrivée des élèves par une ouverture des fenêtres pendant 15 minutes (pour les bâtiments avec une ventilation naturelle) avant l’arrivée des élèves, pendant chaque récréation, au moment du déjeuner et le soir pendant le nettoyage des locaux. Cette aération doit avoir lieu au minimum toutes les 3 heures ». 

Ce protocole a été jugé comme contraignant par de nombreux chefs d’établissements et pas forcément toujours efficace. En effet, l’exemple des réfectoires illustre cette problématique. Avec la distanciation sociale, certains établissements sont amenés à faire plus de service. Dans les collèges et les lycées on passe souvent de 2 à 4 services soit plus de 3h de service… de plus malgré la distanciation sociale un grand nombre d’élèves vont être présents et forcément la qualité de l’air intérieur se dégradera rapidement. En moins de 30 minutes les seuils de dioxyde de carbone seront largement dépassés si l’aération est mauvaise ou inexistante.  

Pour remédier à ce type de problème et aider le personnel dans les écoles à gérer au mieux l’aération des pièces, les capteurs de polluants intérieurs semblent être la meilleure alternative 

A quoi sert un capteur de CO2 ? 

Le capteur de CO2 va mesurer le taux de confinement dans une pièce.  

Qu’entend-on par taux de confinement ?  

Il s’agit du taux de CO2 ou dioxyde de carbone. 

Rappelons que les CO2 est produit via notre respiration. Une présence trop élevée de CO2 dans une pièce est néfaste pour la santé. Ainsi, le CO2 s’accumule dans une pièce si celle-ci est mal ventilée. Ce gaz est donc le meilleur indicateur pour vérifier l’état de ventilation, et ainsi limiter le risque d’accumulation de polluants et de micro-organismes… Le capteur est donc un bon moyen de vérifier que l’air est sain.  

Un capteur de CO2 tel que QuosAir, va mesurer le taux de CO2, l’humidité et la température. Mais surtout il va vous alerter via une led rouge dès que le seuil réglementaire est dépassé. Le personnel sera donc averti en temps réel dès que le taux de confinement devient trop élevé. Ils pourront ainsi prendre les mesures adéquates comme ouvrir les fenêtres quand c’est nécessaire.  

Le capteur de CO2 va encore plus loin. Il permet de suivre via une plateforme les variations de seuil sur une période données, permettant ainsi de mettre en place des plans d’action. Comme gérer l’agencement et la fréquentation des pièces différemment … 

Il permettrait également de limiter les consommations énergétiques des établissements en évitant une ouverture inutile des fenêtres. Cette démarche s’inscrit dans « les actions de réduction de la consommation d’énergie finale » (loi ELAN).  

La mise en place d’un capteur de CO2 dans les écoles, apparait donc comme étant une solution simple et efficace à installer pour répondre à la problématique sur la qualité de l’air intérieur. C’est également un très bon outil pédagogique pour sensibiliser les jeunes sur la qualité de l’air intérieur.